L’Association Québécoise des Accompagnantes à la Naissance voit le jour!

Hier, le 7 juin 2013, à Montréal s’est déroulée une journée historique. Celui de la création de la toute première association professionnelle d’accompagnantes à la naissance du Québec.

Il y avait là un grand nombre d’accompagnantes de tous les coins, de tous les milieux. Des anglophones, des accompagnantes issues des milieux communautaires, du privé, des autonomes, d’autres membres de regroupements, d’équipes, des accompagnantes dont le nom n’est plus à faire, d’autres que nous avons eu la chance de connaître et de rencontrer pour la première fois, des accompagnantes qui pratiquent depuis 10, 15, 20, 30 ans… d’autres qui en sont encore à leurs débuts… Les accompagnantes à la naissance, mais aussi aux relevailles, à la fertilité, en deuil périnatal, à l’avortement.

Plusieurs pays, états, provinces ont depuis longtemps leur associations d’accompagnantes, de doulas. Depuis plusieurs années, un groupe de femmes passionnées travaillaient en ce sens, ici, au Québec. Plusieurs bénévoles ont mis la main à la pâte. Des centaines d’heures de travail, beaucoup de passion, beaucoup d’espoir. Et c’est hier que le tout s’est concrétisé.

Que changera l’existence d’une telle association dans le paysage de l’accompagnement à la naissance au Québec?

Nous ne pouvons en être certaines encore. Tout est à bâtir, tout est nouveau. Mais nous pouvons espérer, à la vue des désirs et souhaits exprimés hier par près d’une centaine de collègues, qu’elle amènera un vent de fraîcheur, de professionnalisme sur la profession. Pouvons-nous espérer un établissement de normes minimales au niveau des formations? Une uniformisation (sans perdre la personnalisation) de celles-ci? Pouvons-nous espérer un meilleur dialogue avec les intervenants du milieu hospitalier? Une meilleur compréhension de notre rôle, de nos compétences… Pouvons-nous espérer avoir enfin une voix officielle, une représentation auprès du public et des professionnels de la santé? Une protection (pour les clients ET les accompagnantes)? Une reconnaissance directe par les assurances? Un code d’éthique et déontologie, un cadre de pratique?

L’avenir nous le dira, mais croyez-moi, je suis certaine que nous sommes sur la bonne voie pour une reconnaissance à sa juste valeur de notre métier au Québec.

Hier, fût une grande journée, riche en émotions, en réflexions (et en café!).

Une belle journée qui ouvre la porte aux espoirs de demain pour le plus beau des métiers du monde.